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Ramaphosa préside le lancement de la Phase 3 à Johannesburg le 20 août 2026

Hyde Park accueille la cérémonie le 20 août, réunissant ministres et dirigeants d'entreprises autour de Ramaphosa.

Le jeudi 20 août 2026, Summer Place, au 69 Melville Road à Hyde Park, Johannesburg, accueillera le lancement de la Phase 3 du partenariat gouvernement-entreprises en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa présidera la cérémonie, en présence de ministres et de dirigeants d'entreprises de premier plan. L'inscription s'ouvre à 11h30. L'accréditation presse est obligatoire, les demandes devant parvenir à Shadi Baloyi à l'adresse [email protected] ou au 072 571 6415 au plus tard le mardi 18 août 2026 à 15h00. Les contacts additionnels pour Business Leadership South Africa sont Dani Cohen, joignable au 082 897 0443 et à l'adresse [email protected], ainsi que Sandra Sowray, au 079 167 6863 et à [email protected]. Ce lancement ne s'inscrit pas dans le vide. La Phase 2 a produit des résultats mesurables qui modifient concrètement les paramètres d'exploitation du pays. L'Afrique du Sud a enchaîné plus d'une année sans délestage, restauration tangible de la fiabilité énergétique dans un contexte où l'instabilité du réseau avait longtemps pesé sur les coûts de production industrielle. Les volumes de fret ferroviaire ont progressé, et les ports ont amélioré leur cadence et leur efficacité opérationnelle, deux indicateurs directement liés à la compétitivité des chaînes logistiques exportatrices. Sur le plan de la crédibilité financière externe, le glissement est tout aussi significatif. L'Afrique du Sud a officiellement quitté la liste grise du GAFI, levant une contrainte de conformité qui bridait les flux financiers internationaux et alourdissait les procédures de due diligence pour les contreparties étrangères. S&P et Fitch ont toutes deux relevé la notation souveraine du pays, ce qui se répercute directement sur le coût du capital et sur les conditions auxquelles l'État et les émetteurs corporatifs accèdent aux marchés de dette internationale. Ces upgrades ne sont pas symboliques: ils modifient les paramètres de spread et les exigences de collatéral pour les investisseurs soumis à des mandats de notation minimale. La Phase 3 opère un pivot stratégique. Il ne s'agit plus de stabiliser les acquis, mais de les convertir en croissance économique durable et en création d'emplois à grande échelle, notamment pour les jeunes. Le partenariat entend approfondir son action sur la criminalité et la corruption, identifiées comme des barrières opérationnelles directes à la confiance des investisseurs et à la fluidité des décisions d'implantation. L'objectif déclaré est d'institutionnaliser les réformes déjà engagées dans les secteurs de l'énergie, du transport et de la logistique, de sorte qu'elles survivent aux cycles politiques et ne demeurent pas tributaires d'une coordination ponctuelle. Ce cadrage révèle la tension structurelle du dispositif. Les gains de la Phase 2 ont été réels mais partiels. Leur consolidation exige des mécanismes d'exécution robustes, une allocation de ressources cohérente et une coordination soutenue entre acteurs publics et privés. La réunion de ces deux sphères dans un forum commun, à Johannesburg en août, signale une convergence d'agenda; la traduction opérationnelle reste cependant suspendue aux arbitrages budgétaires et aux capacités institutionnelles des prochains mois. Pour les participants du secteur privé, l'enjeu immédiat est de savoir dans quelle mesure la Phase 3 définira des engagements contractualisables plutôt que de simples orientations déclaratives. La crédibilité de la démarche sera testée sur la vitesse à laquelle les réformes logistiques et énergétiques se traduiront en réductions de coûts d'exploitation vérifiables et en amélioration du cadre réglementaire applicable aux nouveaux investissements. C'est sur ce terrain précis, celui des résultats chiffrés et des délais tenus, que la Phase 3 sera jugée.